SELON LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE:

LE QI GONG MÉDICAL

Afin de vous documenter sur le Qi Gong, je vous invite à lire courageusement ces cours extraits tirés de mes traités de Qi Gong médical. J'essaierai chaque semaine de vous sélectionner un extrait qui pourra vous éclairer sur cette philosophie...

EXTRAIT N° 1 du 07/08/2017

INTRODUCTION

La médecine occidentale contemporaine a vu le jour à partir de la révolution scientifique au XVII ème siècle. La philosophie de la science,  enracinée dans le "matérialisme empirique" d'Aristote, a été remise au goût du jour par le  mathématicien français Descartes. En percevant la réalité comme étant ce qui pouvait être justifié matériellement, Descartes a appliqué une logique analytique réductionniste pour pénétrer les secrets de la nature, incluant la biologie. Ces vues se sont répercutées comme un écho à la physique de Sir Isaac Newton en appliquant un modèle linéaire de cause à effet afin d'expliquer le mode de fonctionnement d'un univers matériel.L'homme était perçu comme séparé de la nature, l'esprit comme séparé du corps et l'ensemble de ces processus, dans la nature et dans l'humain,était vu comme s'apparentant au fonctionnement d'une machine composée de parties subtiles. On percevait les lois mécaniques comme régissant tous les processus. La structure détermine la fonction;par conséquent, le rôle du physicien s'est développé en celui de mécanicien: réparant, retirant, transplantant et remplaçant les parties défectueuses. Les maladies présentaient des causes isolées, ayant besoin d'être éliminées des autres parties. En fonction de cette approche, la médecine occidentale a incité le monde actuel à la fabrication de davantage de produits pharmaceutiques et au développement de procédés chirurgicaux.

Par contraste, la médecine orientale s'est développée à partir de l'observation empirique de la nature depuis, au moins, quatre mille sept cents années. La philosophie orientale, des vedas de l'Inde à l'Empereur jaune de Chine, perçoit la réalité en tant qu'entité interdépendante.

Cette connaissance "préscientifique" est parallèle à  la vision plus large de la physique quantique contemporaine et de la théorie des systèmes en général. Au lieu de limiter la réalité à un niveau matériel, les philosophes orientaux reconnaissent l'interdépendance de l'esprit et du corps, la nature non linéaire du temps et de l'espace, et les schémas interconnectés entre l'homme et la nature; ils croient, en fait, que nous en faisons partie intégrante. L'anatomie, l'étude de la structure humaine, passe au second plan par rapport à la physiologie, l'étude du fonctionnement humain. En conséquence, les Chinois ont formulé une théorie générale des systèmes selon laquelle les schémas de changement existant dans la nature correspondent aux mêmes schémas régissant la biologie humaine, d'où la fonction est vue en tant que perspective holographique, et où chaque partie reflète l'ensemble.

Plutôt que de rester fixe et stable, l'ensemble se trouve engagé dans un processus dynamique de changement perpétuel. Pour qu'il fonctionne harmonieusement, chaque partie doit rester équilibrée. De ce fait, le rôle du physicien oriental s'apparente davantage à celui d'un jardinier, suivant les schémas de changement, diagnostiquant les disharmonies fonctionnelles et restaurant l'équilibre général.

(....)

En présence de telles divergences relatives à la philosophie et à la technique, il est quasiment inconcevable que ces deux systèmes puissent un jour opérer de concert dans une situation donnée.La vérité est qu'ils fonctionnent très bien ensemble, et très efficacement. ironiquement, nous pouvons remercier Mao Zedong pour l'union de ce drôle de couple. (....) Mao, dès le début de son règne a préconisé la systématisation de la médecine traditionnelle chinoise(MTC), ainsi que la mise en oeuvre en parallèle avec la médecine occidentale dans les hôpitaux et les cliniques en Chine. Les résultats de cette intégration furent étonnants, comme on a pu le constater avec l'usage efficace de l'anesthésie par l'acupuncture au cours d'interventions chirurgicales.

Néanmoins, dans ses efforts pour créer une médecine chinoise "moderne", Mao écarté certains des aspects théoriques traditionnels de la médecine chinois tels que le concept du Qi, qu'il considérait comme féodale et contrerévolutionnaire. Pour cette raison, il a découragé activement la pratique du Qi Gong médical en la qualifiant de superstitieuse.

Ce n'est qu'à la fin de la révolution culturelle, en 1975, que le Qi Gong a réclamé sa juste place comme l'une des branches principales de la médecine chinoise. Au cours du règne de Mao, un haut officiel du parti à Beijing souffrait d'une maladie "incurable". La médecine occidentale, tout comme la MTC, n'avait pas pu soulager ses souffrances. En désespoir de cause, il s'est rendu à l'une des rares cliniques de Qi Gong médical en activité dans le pays et s'en est trouvé guéri. Ce notable a apporté alors son appui à la promotion du Qi Gong médical pour le bienfait de ses compatriotes.(...) Le Qi Gong était enseigné dans le système éducatif public, dès le niveau élémentaire. Vers la fin de 1999, cependant, de nombreux collèges et universités de Qi Gong ont été fermés en raison des actions politiques de l'organisation Falun Gong."

Extrait tiré du Traité de Qi Gong Médical du Professeur Jerry Alan JOHNSON

 

" On dit, depuis longtemps, que "l'étude de la médecine chinoise intègre l'étude de son histoire ancienne". Le développement de la médecine traditionnelle chinoise a non seulement pour origine des générations de compétences et de sciences raffinées, mais est également lié à la culture et aux croyances ancestrales de la Chine. Dans les tout débuts, la science et la magie étaient indifférenciables  et il était difficile de les dissocier l'une de l'autre. La médecine chinoise, en tant que science appliquée, possède une histoire ancestrale immergée dans la magie énergétique et le chamanisme taoïste. Voici une vieille maxime: " La seule différence entre "la magie occulte" et la "science" est le temps. Après des siècles d'études intensives énergétiques, les fondateurs de l'ancienne médecine chinoise ont considérablement contribué aux domaines scientifiques de la médecine clinique, de la pharmacologie et de la chimie. L'ancienne approche chinoise expliquait les concepts médicaux en s'exprimant généralement suivant une convergence tridimensionnelle, en percevant le corps physique en tant qu'hologramme énergétique et en observant les aspects physiques, mentaux, émotionnels et spirituels des tissus corporels.(...)

Le  diagnostic et le traitement sont, en conséquence, abordés suivant une progression non linéaire, en opérant holographiquement vers le rétablissement de la santé et de la guérison de l'individu multidimensionnel.

Cependant, on enseigne dans la médecine occidentale, comment percevoir le corps physique à un niveau bidimensionnel, en tant que progression aboutie de cause à effet, en séparant les réactions des tissus corporels des impacts produits par le mental et les émotions, ainsi que des influences universelles et environnementales.(...)

La pratique de la médecine énergétique chinoise en Occident a été entravée par le manque d'accessibilité à l'"ancienne" connaissance qui a été transmise au cours de siècles dans le secret, de maître à élèves. Par une manipulation flagrante de matériaux-sources, l'histoire et la théorie de la médecine traditionnelle chinoise "contemporaine" ont été réécrites afin de refléter les intérêts du parti communiste. En conséquence, les versions éditées d'idées métaphysiques soumises à la censure, en raison de l'influence politique et l"épuration" en vue de la respectabilité scientifique, ont été présentées au public comme la norme acceptable."

EXTRAIT N° 2 du 12 /09/2017

INTRODUCTION